Citons le philosophe chinois Confucius :

“Je ne cherche pas à comprendre les réponses, je cherche à comprendre les questions.”

Et si on s’amusait à croire qu’il n’existe réellement aucune véritable réponse, mais seulement de belles questions.

Petit conte, extrait d’une histoire vraie :

Le chef des différentes tribus amazoniennes est convié en France pour communiquer l’importance d’agir autrement et sur la gravité de la déforestation qui touche toute l’humanité.
Celui-ci se retrouve au beau milieu d’une de nos prestigieuses réunions d’énarques que sont nos ministres. Chacun y va de sa question pour, à la fois, s’entendre avec ce chef et aussi tenter de mieux comprendre ses intentions.
Un autre chef y est présent, celui de nos ministres, et par voie de fait, de notre pays. Plus les questions vont bon train, plus le visage de notre ami des forêts entre dans le vide. Plus aucunes formes d’expressions n’émanent de sa personne.
Le chef de France stoppe alors sa foule d’exécutants et s’adresse à son homologue de la steppe.

“Qu’avez-vous ? Est-ce que vous comprenez nos questions ? “

Le chef amazonien réplique que ce qu’il a ne relève en rien de la compréhension, mais plus d’un manque de savoir.

L’autre chef, celui d’habit de costume noir à cravate, fronce les sourcils.
C’est lui, qui, ne comprend pas cette réponse.
“Comment cela ?” demande- t-il.

Dans la plus grande des simplicités, le chef des bois, lui vêtu d’habits tous colorés, regarde intensément tous les acteurs de cette conversation et comme si il était capable de regarder tout le monde en même temps il dit :
“Je ne savais pas que l’on pouvait se poser des questions comme celles-là !”

A cela, il ajoute : “Mais à quoi peut bien servir de se demander tout cela pour être vivant ?”

Alors qu’avaient fusées, pendant des heures, moult hypothèses et réponses, était née, là, au centre de toutes ces convictions, ces deux questions qui allaient en faire émaner une dernière.
A l’écoute de ces questions, l’assemblée était entrée, à l’unanimité, dans un profond silence.
Les certitudes inscrites dans les regards s’étaient éteints pour laisser la place à des regards d’enfants.
Et comme si la conscience avait pris vie d’un coup, tous se regardèrent et n’eurent plus aucunes questions à poser.

Le chef de l’autre bout du monde reprit le dialogue dans ce silence divin.

“Je suis venu vous dire bien autre chose que tout ce que vous mettez là en avant.
Quand bien même je le voudrais, je ne peux répondre à vos questions.
Elles me semblent étranges et sans aucun sens profond pour la vie.
Je vous écoute m’expliquer comment vous avez fait pour créer des choses qui ne servent pas la vie et qui en plus vous la complique.
Et je vous écoute aussi me demander comment trouver des solutions à ces choses la.
Je ne peux que vous répondre d’arrêter de croire que la vie c’est cela et donc, stopper tout ce que vous faites, que vous pensez être la vie.

Moi, je suis simplement venu vous dire que nous sommes des peuples de paix et de nature.
Qu’il nous est simple d’observer que notre terre respire tout comme nous.
Qu’elle a pour poumons des arbres.
Et que, sans eux, elle ne peut continuer.
Cela est simple et si je suis venu vous en parler c’est que vous faites partie de ceux qui les coupent pour de l’argent.
Les choses que je pose devant vous, sont à la portée de n’importe quel enfant.
D’ailleurs, je maitrise plus les questions d’enfants, car nous sommes là aussi simplement conscients d’en être.
Nous sommes bien les enfants de la terre.
En clôture, je vous demanderais de ne pas nous pousser à la guerre, je vous le répète, nous sommes des peuples pacifistes.
Mais, nous ne pourrons rester sans actes si vous continuez, il en va de la vie de toute la planète, vous y compris.
Cela est simple, là aussi, simple et enfantin à se dire. Il suffit simplement de se poser la seul et unique belle question et non des montagnes de réponses qui la contourne.

Est-ce que j’aime la vie ?

95% pour ne pas dire 100% de ce que nous croyons être la vie n’est que le fruit d’une imagerie issue d’un nombre incalculable de croyances, elles mêmes tissées de convictions.

Si nous prenions du recul sur l’ensemble de nos pensées et du temps qu’elles occupent dans nos quotidiens, peut-être verrions nous que très peu répondent à l’amour de la vie dans ce qu’elle à de plus simple.

Être vivant et aimer cela.

Mehdi Agag, écrivain conteur

Mehdi Agag est écrivain et conteur. Son expérience de vie forge sa vision particulière du monde : un regard sans jugement. Il livre dans ses écrits la plus belle part de lui.

Toujours prêt à tendre la main, il exerce également une fonction de thérapeute. Il guide et accompagne les personnes désireuses de s’ouvrir à cette part inconnue et extraordinaire que nous avons tous en nous, qui brille de mille feux, mais que nous n’osons parfois pas approcher par peur de l’inconnu et de notre propre potentiel

Sur son blog, ecrivainconteur.net, vous trouverez ses écrits, ses contes qui portent en chacun d’eux, une leçon de vie.

 

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